Lecture : « Gaza, la vie passionnément! » de Marie-Jo Parbot

Un livre que je vous conseille pour mieux comprendre la vie quotidienne dans la bande de Gaza et l’impact du blocus et de la colonisation par Israël.

L’auteur :

Pédiatre du Service public de Protection Maternelle et Infantile, maintenant retraitée, Marie-Jo Parbot a toujours été attentive à la défense des droits humains fondamentaux. Adhérente a Amnesty International à partir des années 80, elle décide de s’investir plus intensément dans ce type de lutte à l’aube de ce XXIe siècle. C’est ainsi qu’elle se retrouve en Palestine en tant que militante pour la paix. Après avoir séjourné neuf mois en Cisjordanie entre 2002 et 2005, elle s’associe à un scénariste-dessinateur pour raconter Les Palestiniens et Les Israéliens sous forme de bandes dessinées. Mais Gaza reste inaccessible malgré sa participation, en 2011, à la Campagne Internationale « Un bateua pour Gaza » qui tente en vain d’atteindre par la mer cette bande de terre sous blocus. Elle le raconte dans la BD Gaza, carnet de non-voyage.

Le mot de l’éditeur :

Gaza La vie, passionnément ! Paroles d’assiégés – Edition Scribest – Mars 2013.

Le mot de l’éditeur En 2013, pour recueillir ces Paroles d’assiégés, Marie-Jo Parbot décide d’aller sur place voir et rapporter ce qui se passe exactement sur cette bande de terre placée depuis 2006 sous un blocus militaire – par les airs, sur terre et en mer – aussi implacable qu’illégal au regard du droit international : Gaza ! surnommée à juste titre « la plus grande prison à ciel ouvert du monde ». Paroles d’assiégés : témoignages-portraits de femmes et d’hommes, souvent jeunes, à l’image de cette société : celui de Mohamed, chirurgien à l’hôpital Al-Shifa de Gaza-Ville ; ceux de Nadia, directrice d’école, de Mona la musulmane qui refuse le port du voile, de Marwa, de Samira, Nida’a, Maïssa, Zaccharia, Abdelnasser ; celui de Madleen, jeune femme pêcheure à Gaza depuis l’âge de 11 ans ! Vous allez découvrir l’association des Études des Femmes Palestiniennes pour le Développement, le Parc et son projet « Spiruline », la caricaturiste Hannen Elamassie, les luttes acharnées d’une élue Hamas du parlement, Houda Naim Naim, pour faire avancer les droits des femmes… Nul doute qu’à Gaza, comme partout ailleurs, « la femme représente l’avenir de l’homme ». L’auteure nous emmène à sa suite, étapes incontournables, chez les pêcheurs et les paysans de Gaza, nous fait visiter deux usines, et nous passons en sa compagnie de l’autre côté du « tunnel des voyageurs » à Rafah, ces tunnels essentiels à la survie d’une population arbitrairement enclavée. Marie-Jo Parbot, en observatrice avisée, nous présente en 22 chapitres largement illustrés un tableau aussi complet que possible de cet univers mal connu dans nos pays et à propos duquel nos responsables et à travers eux les médias dominants, n’assument pas correctement leur travail d’information. Face aux conditions abominables d’une situation historique entièrement subie depuis 1948 et qui perdure pour des enjeux politiques et économiques, les Gazaouis – et le peuple palestinien dans son ensemble – n’ont qu’une réponse : Résistance à tous les niveaux. Ziad Medoukh, qui signe la postface, nous délivre un message d’une grande sagesse : « Nous avons appris de nos mères à être tolérants, à n’avoir point de haine, et nous transmettons ces principes à nos enfants. Nous avons choisi la vie et pas la mort, nous préparons un avenir meilleur pour nos enfants que nous envoyons à l’école. On n’attise pas la haine, on informe, on décrit la dure réalité, telle qu’elle est. ». Puisse la lecture de ce livre apporter un éclairage « juste » au moment même où la Bande de Gaza est l’objet d’un nouvel épisode sanglant. A.C, juillet 2014.

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